L’autorité éducative : du charisme à la construction d’une compétence.

Conférence C1

Impliquer nos apprenants de FLE dans l’auto-évaluation et la co-évaluation : Pourquoi ? Comment ?

Cette question complexe et polysémique est fréquemment évoquée lorsque, après un bon repas, vos voisins, votre famille vos amis vous parlent du travail d’un enseignant « Ce prof n’a aucune autorité » « Il est trop autoritaire » « Il ne sait pas se faire respecter » « Il a une autorité naturelle ».

Tout le monde sait ce qu’il en est.

Et pourtant…

Les contours de la notion sont flous, protéiformes, instables. L’autorité, souvent magnifiée ou dramatisée, semble parfois relever de la pensée magique, de la qualité « innée », de la vocation. Le ton se fait grave, sentencieux : « Il n’est pas fait pour ce métier, il n’est pas né pour ce métier ».

Les travaux de Jean-François BLIN et Claire GALLAIS-DEULOFEU (2001), Eirick PRAIRAT (2004), Jean-Claude RICHOZ (2010), Bruno ROBBES (2011) apportent un tout autre regard sur cette question.

Toute relation d’autorité s’articule autour d’un statut, d’une dimension personnelle dans le rapport à la responsabilité et d’une capacité fonctionnelle à agir en situation.

Et il y a des éléments de réponse dans la formation et l’accompagnement des enseignants.

On ne naît pas prof, on le devient.