Delphine Rouchy vous dit tout sur Reporteros !


Nous souhaitons partager avec vous un article de Delphine Rouchy, co-auteure de Reporteros 5e et auteure du blog Les Quichotteries de Delphine, qui vous permettra d’en savoir plus sur la collection.
Si vous préférez imprimer l’article ou le lire en PDF, cliquez ici.

 

« Chers professeurs,

J’ai été ravie de pouvoir vous présenter la méthode Reporteros 5e lors de la rencontre virtuelle du 25 juin dernier. Vous avez été si nombreux à m’envoyer des questions avant la séance que je n’ai pu vous répondre à tous en direct. Je vous remercie de votre enthousiasme pour cette nouvelle collection et c’est avec plaisir que je vous apporte quelques éléments de réponse ci-dessous. Si toutefois vous aviez besoin d’autres éclaircissements, n’hésitez pas à écrire à l’adresse : [email protected]. Votre message me sera transmis dans les meilleur délais !

Si vous avez des commentaires ou suggestions, n’hésitez pas à nous en faire part à l’adresse [email protected]. »

Delphine Rouchy, co-auteure de Reporteros 5e

  • Dans le cadre des nouveaux programmes de langues, nous avons reçu de nombreux manuels d’espagnol de 5e. Pourquoi choisir

    Reporteros

     ?

Notre grande priorité a été de faire de Reporteros un manuel motivant. Cela passe par une approche originale et attrayante : six adolescents hispanophones de l’âge des élèves les guident tout au long du livre en leur faisant découvrir leur ville, leur culture, leur société. Ils ont ainsi des figures récurrentes auxquelles s’identifier. Mais pour être motivés, ils ont également besoin d’agir et de s’impliquer. C’est la raison pour laquelle nous les invitons dans chaque activité à réagir en donnant leur opinion, à comparer ce qu’ils découvrent avec la réalité qui est la leur, à raconter leurs expériences, à exprimer leurs goûts, à échanger et à jouer avec leurs camarades, etc.

Nous avons également tenu à proposer des séquences à la fois cohérentes et variées. Cohérentes car les faits de langue que nous avons choisis de traiter dans les leçons ne sont pas anecdotiques : ce sont les outils dont les élèves ont réellement besoin pour s’exprimer de façon significative dans les activités et sur les documents. Et variées car les leçons permettent de travailler de façon équilibrée les cinq activités langagières, dans des contextes de communication divers et aussi naturels que possible. 

C’était pour nous un élément incontournable tant nous sommes convaincus que les langues s’apprennent en les parlant.

  • J’ai remarqué qu’il y avait un certain nombre de « documents fabriqués » dans Reporteros. Comment l’expliquez-vous ?

J’aimerais tout d’abord attirer votre attention sur le fait que Reporteros propose au moins quatre documents authentiques par unité, de nature diverse (extraits de romans, d’articles, documents iconographiques, œuvres d’art, vidéos…), qui permettent aux élèves de se forger une image actuelle et non stéréotypée de la culture du monde hispanophone.

Cependant, notre expérience nous a montré que les documents authentiques présentent souvent des difficultés linguistiques insurmontables au niveau A1, tout particulièrement avec des élèves de 12-13 ans. C’est pour cette raison que le manuel comprend également des documents créés spécialement pour les débutants. Ils leur permettent de focaliser leur attention sur les objectifs linguistiques sélectionnés et de les assimiler plus aisément. Dans ce type de documents, notre équipe d’éditeurs espagnols nous est d’une grande aide puisqu’elle veille à ce que la langue utilisée, son registre ainsi que le contenu et la forme du support proposé soient d’une grande authenticité et en tous points semblables à ce que l’on pourrait trouver dans la presse, sur internet ou dans la littérature de jeunesse.

  • Peut-on être sûrs de bien traiter les aspects culturels et interculturels du programme avec Reporteros ?

La culture et l’interculturalité sont totalement inhérents à la collection ! Nous pensons en effet qu’il ne faut pas les présenter comme des éléments désolidarisés des séquences, mais au contraire les intégrer à chaque séance. 

Dans Reporteros, cela commence dès les pages d’ouverture des unités, où nos six journalistes nous font entrer en contact avec différentes villes ou pays du monde hispanophone. Ensuite, dans les pages de leçon, nous proposons régulièrement de petites rubriques ¿Lo sabías? pour présenter des informations propres à susciter la curiosité de jeunes adolescents. Quant aux rubriques ¿Somos diferentes?, elles incitent les élèves à mettre en perspective des cultures ou des façons de vivre différentes des leurs, les amenant ainsi à plus d’ouverture et de tolérance. Enfin, à l’issue des trois leçons de chaque unité, le journal numérique La Ventana aborde des formes d’expression artistique, des pans de l’histoire ou des centres d’intérêt typiques du lieu de vie du personnage principal de l’unité.

  • J’ai remarqué qu’il n’y avait pas de projets finaux dans Reporteros. Pourquoi ce choix ?

En tant qu’enseignants de langue, nous sommes tous préoccupés par la réduction du nombre d’heures de cours hebdomadaires. Si l’équipe de Reporteros est convaincue que l’approche par les tâches est une excellente façon de mener à bien un apprentissage vraiment actionnel, elle est aussi très consciente du fait qu’un grand projet final bien fait et bien évalué est très chronophage. En proposant une courte tâche à l’issue de chaque leçon, notre objectif est double : permettre de réaliser des projets en peu de temps, et vous donner la flexibilité dont nous avons tous besoin. En effet, vous êtes tout à fait libres de choisir la ou les tâche(s) correspondant le mieux à vos classes et aux contenus que vous aurez travaillés dans chaque unité.

  • Quelles solutions apportez-vous au problème de l’hétérogénéité des classes ?

Dans Reporteros, la recherche constante de la communication et de la mise en action des élèves permet de s’adresser en même temps à plusieurs profils d’apprenants et d’effectuer ainsi, de façon naturelle, une différenciation pédagogique. Les nombreuses activités d’interaction ainsi que les jeux et les projets qui terminent chaque leçon sont autant d’occasions de distribuer des rôles différents à chacun en fonction de ses aptitudes mais aussi de ses affinités.

Par ailleurs, nous avons eu à cœur de nous adresser à un public présent dans toutes nos classes mais souvent oublié des éditeurs : celui des élèves dyslexiques et dyspraxiques visuo-spatiaux. C’est l’une de mes co-auteures, Sophie Rouet, qui a mis au point la version spéciale Dyslexiques de notre cahier d’activités, lequel a obtenu le soutien de l’ANAPEDYS (Association Nationale des Adultes et Parents d’Enfants Dys).

Utilisable en parallèle du cahier classique, ce cahier Dys facilite la lecture, l’apprentissage et la compréhension grâce à des procédés efficaces (simplification des consignes, emploi d’une police adaptée, systématisation des exemples, mise en avant des mots importants, interlignages augmentés, ajout d’astuces, etc.). La gestion du groupe classe se trouve ainsi facilitée et les élèves dyslexiques se sentent pleinement intégrés au cours.

  • Avez-vous pensé à l’AP (Accompagnement Personnalisé) ?

Tous les élèves ont besoin de trouver et de développer les stratégies qui leur conviennent le mieux pour apprendre, en accord avec leurs profils et leurs capacités. Ces stratégies les accompagneront ensuite tout au long de leur cursus, non seulement en espagnol mais aussi dans les autres disciplines.

Dans le niveau 5e de Reporteros, nous avons introduit l’usage des mapas mentales pour l’apprentissage et la mémorisation du vocabulaire, et nous proposons des fiches d’astuces sur le site compagnon de la méthode (www.reporteros.emdl.fr). Dans les manuels de 4e et de 3e, qui paraîtront tous deux au printemps 2017, nous allons renforcer davantage encore cette question de la méthodologie et de l’accompagnement personnalisé.

  • Que proposez-vous pour mettre en œuvre des EPI (Enseignements Pratiques Interdisciplinaires) en cours d’espagnol ?

La collection Reporteros 5e vous propose trois EPI clés en main conçus en collaboration avec des enseignants de différentes matières : Français, Anglais, Arts plastiques, Éducation musicale et EPS. 

Pour chacun d’eux, vous trouverez dans le manuel une courte description du projet, un schéma permettant de visualiser les étapes à suivre dans chaque discipline, ainsi que les liens avec les entrées culturelles, les parcours et les domaines du Socle commun. 

Dans le livre du professeur, chaque EPI est repris de façon extrêmement détaillée dans des fiches suggérant des démarches à adopter et des idées de supports pédagogiques non seulement pour l’espagnol, mais aussi pour chacune des matières impliquées dans l’EPI.

 

Delphine Rouchy

Professeure au collège Henri IV (78)
Co-auteure de Reporteros 5e

Auteure du blog Les Quichotteries de Delphine


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